Expérimentation du comptage de bouses dans un champ
Rédaction du protocole arrêtée à l'étape 19 – trop galère.
Bilan du test
Trois jours de test sur une prairie pâturée de 0,71 ha, du plan de vol jusqu'au comptage automatique des bouses. La chaîne QGIS → mission drone → orthophoto → comptage fonctionne. En revanche, je n'ai pas mené jusqu'au bout la validation du comptage automatique : le pointage de référence des bouses, placette par placette, s'est révélé trop lourd pour ce test. Les chiffres de densité obtenus (de 330 à 4 900 bouses/ha selon les réglages) restent donc non validés.
Ce que je retiens et valide
- Les scripts PyQGIS. Générer la mission drone, tirer les placettes, trier les photos ou compter automatiquement : un script lancé depuis la console Python de QGIS fait en quelques minutes ce qui prendrait des heures à la main, et il est reproductible.
- Travailler en Lambert 93 (EPSG:2154), en mètres. Les fonds IGN arrivent en EPSG:3857, où les « mètres » sont étirés d'environ 40 % sous nos latitudes. Une placette de 10 m dessinée en 3857 ne mesure en réalité que 7 m. La conversion se fait par « Exporter > Sauvegarder les entités sous… », pas par « Définir la projection ».
- Le tirage aléatoire des placettes. Placettes entières dans la zone, espacement minimal, graine consignée : le même tirage peut être refait et vérifié. Règle d'or : on ne relance jamais un tirage pour obtenir une répartition « plus jolie ».
- La conversion de l'orthophoto avec GDAL (OSGeo4W Shell, livré avec QGIS). L'export brut de RealityScan pesait 2 Go, en degrés et retourné de 180° : QGIS l'affichait très lentement. Trois commandes (
gdalwarp,gdal_translate,gdaladdo) l'ont ramené à 78 Mo, en Lambert 93, au pixel de 1 cm, avec un affichage instantané.
À savoir : l'orthophoto est décalée de 1 à 3 m par rapport à l'orthophoto IGN. Ce décalage ne vient pas de la conversion, qui est exacte au centimètre : il était déjà présent dans l'export, car l'orthophoto est calée sur le GPS du drone. Sans cibles posées au sol et relevées au GPS, une orthophoto de drone grand public garde ce décalage, quel que soit le logiciel.
Les erreurs qui m'ont appris quelque chose
- Décoller ailleurs qu'au point prévu fausse toutes les hauteurs : le drone a volé à 27,9 m au lieu de 30 m.
- Garder une valeur proposée par défaut (un côté de placette de 4 m au lieu de 10 m) oblige à refaire le tirage.
- Photos en 16:9 au lieu de 4:3 : la marge autour des placettes tombe à 1,1 m.
- Un bovin dans la parcelle pendant le vol : une partie de placette masquée.
Pour la prise en main de QGIS en BTSA GPN
Ce test confirme les points sur lesquels il faut insister avec les étudiants :
- Les projections : vérifier le SCR du projet et de chaque couche avant toute mesure.
- Les groupes de couches : un groupe par étape (préparation, vol, résultats) pour s'y retrouver.
- Le rangement des fichiers : un dossier par projet, des noms datés, les essais annulés conservés et renommés.
- La différence entre une couche et son fichier : retirer une couche ne supprime pas le fichier ; renommer ou déplacer un fichier « casse » la couche dans le projet.
- Les scripts : savoir les lancer, lire leurs messages et modifier un paramètre.
- Lire chaque fenêtre avant de valider : la plupart des erreurs viennent d'une valeur par défaut acceptée trop vite.
Pour les collègues relecteurs (biologie, aménagement) : ce document décrit une démarche testée les 21-23/10/2026 sur une prairie pâturée de 0,71 ha, du plan de vol jusqu'au comptage automatique des bouses. Il est soumis à votre avis avant que le protocole ne soit figé pour les BTSA GPN. Les points sur lesquels votre avis est attendu sont réunis à la section 6.
